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Maison écolo. « Il faut des précurseurs »

Article ajouté le mardi 16 octobre 2007

Une maison « toute écolo », Gabrielle Landrac en rêvait déjà toute petite. Aujourd'hui, cette mère de famille de La Trinité-Plouzané a réalisé son voeu. Depuis un an, elle habite dans un charmant pavillon faisant appel à nombre de technologies novatrices.

À première vue, elle ressemble à beaucoup d'autres. Seuls des panneaux solaires disposés sur le toit témoignent immédiatement de sa particularité. L'essentiel du chauffage de la bâtisse, qui présente une surface de près de 150 m², est ainsi assuré, le gaz naturel prenant le relais lors de périodes peu ensoleillées. « La facture de gaz n'a pas excédé les 200 € pour l'année », se réjouit la propriétaire. « C'est vrai que l'hiver dernier a été doux mais l'été n'a pas été bien fameux ». Mono murs en terre cuite, chauffage par le sol, fenêtres isolantes, puits canadien procurent un constant bien-être. « J'avais peur d'avoir trop chaud. Le puits canadien permet de capter de l'air à l'extérieur, grâce à un tuyau qui passe sous la maison. L'été, par exemple, l'air se rafraîchit au contact de la terre ». S'y ajoutent deux vérandas : l'une au sud pour capter la chaleur, l'autre, transformée en jardin d'intérieur au nord, pour assurer la fraîcheur.

Plus 20 % sur le coût de la construction

Depuis un an dans son cocon douillet, Gabrielle Landrac ne regrette aucunement ses choix, même si le surcoût total de tous les matériaux spécifiques a atteint « environ 20 % ». Son budget a parfois limité ses envies (« A un moment, il faut savoir arrêter des choix ») mais, avec l'aide de l'architecte Soizic Guénnoc et de l'agence Ener'gence, elle a réalisé ce qu'elle espérait. « J'aurais aimé un toit végétal, mais ce n'était pas possible ici ». En revanche, la famille a bien évidemment opté pour la récupération d'eau de pluie qui permet un usage peu coûteux de la machine à laver et des toilettes ; pour des bois de la région, frêne et châtaigniers principalement. Toutes les portes sont larges et les accès de la maison sont au niveau du sol : « Je l'ai voulue accessible aux handicapés. Il y a trop d'endroits qui leur sont interdits, faute d'aménagements adaptés. Mais j'ai dû me battre pour cela ». Gabrielle n'en a pas fini pour autant avec ses rêves. Elle s'imagine, bien volontiers, revenir du travail et se glisser dans son bain, chauffé en son absence, pendant que sa maison respire au rythme de la météo. « Je m'imagine des fenêtres qui se fermeraient automatiquement, en cas de pluie ». Le monde de la domotique la tente bien. « S'il n'y a pas des gens pour tenter des choses, pour tester, on n'avance pas », justifie-t-elle.

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