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Cap-Sizun. Immobilier et littoral : les craintes de Gama

Article ajouté le jeudi 6 septembre 2007

L'émergence continuelle de nouveaux projets immobiliers importants concernant le littoral du Cap-Sizun, jusqu'ici relativement préservé, fait réagir l'association Gama qui exprime ses inquiétudes dans un communiqué.

L'émergence continuelle de nouveaux projets immobiliers importants concernant le littoral du Cap-Sizun, jusqu'ici relativement préservé, fait réagir l'association Gama qui exprime ses inquiétudes dans un communiqué.

« Nous ne sommes pas opposés à un développement du tourisme, c'est l'atout majeur de la région. Nous le savons ; notre souhait est celui d'un développement raisonné et concerté. Nous sommes souvent accusés d'être opposés à tous les projets ou de sélectionner nos cibles : ce n'est pas le cas. Il nous semble naturel de se sentir concerné et d'être inquiet face au déferlement des projets dans le Cap-Sizun.

Plus de 400 logements nouveaux à Audierne


Ainsi, à Audierne ce ne sont pas moins de sept à huit projets résidentiels ou de tourisme qui créeront plus de 400 logements nouveaux. La ville compte déjà 40 % de résidences secondaires. Alors, toujours plus de volets fermés en hiver ? De plus, chaque projet est un nouveau choc tant par son importance que par son impact sur le site. Comment ne pas être effrayé par ce nouveau projet promotionnel qui verrait la construction de deux immeubles à Plouhinec, au-dessus de la plage de Mesperleuc, dans un site jusque-là préservé, assorti d'un parking de 50 places ? En pleine façade littorale, cela créerait un redoutable précédent. Comment ne pas être inquiet lorsque l'on découvre le nouveau projet de l'ancienne usine Bonis, quai de Thézac, à Audierne. Le premier projet de huit appartements était un modèle d'intégration. Il a pourtant été abandonné, pour des contraintes techniques paraît-il. Le projet actuel prévoit un ensemble d'immeubles de 28 appartements ! Un projet hors de proportion avec le site et, pour lequel, malgré un recours, nous ne pourrons rien espérer d'autre que des aménagements mineurs.

Un PLU facilement modifié


Le projet de la colonie du Mans est un autre exemple. Comment ne pas être choqué quand on s'aperçoit avec quelle facilité une zone naturelle se retrouve classée en zone urbanisable, un an seulement après l'adoption du nouveau PLU. Il est trop facile d'utiliser l'opportunité des dégâts d'une tempête (celle de 1987) pour faire d'une zone boisée une zone urbanisable. Lors de l'enquête d'utilité publique, nous nous sommes prononcés contre le déclassement. D'autres projets encore, près de l'hôtel Le Goyen, ou devant les Capucins, nous obligent à agir. Notre action ne peut être que polémique et ingrate mais nous y mettons tout notre coeur. Notre souci est d'agir dans le sens d'un développement durable de notre Cap-Sizun et de préserver notre patrimoine pour les générations futures ».

Le Télégramme