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En partenariat avec le magazine "Ma Maison" et le quotidien Le télégramme


Chauffage, isolation... Déficit de main-d'oeuvre

Chauffage, isolation, climatisation, économies d'énergie : le secteur du génie climatique a un énorme potentiel de croissance. C'est le constat que dressent les 250 professionnels réunis en congrès à Vannes jusqu'à demain.

5.500 entreprises, des branches aussi diverses que le chauffage, l'isolation, la climatisation, le ramonage et la fumisterie, 70.000 employés, 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires, le génie climatique est un secteur qui compte et qui va compter de plus en plus. L'efficacité énergétique est dans l'air du temps. Le Grenelle de l'environnement approchant, le ministre Borloo a personnellement demandé aux professionnels du secteur par le biais de l'Union climatique de France (UCF) de mettre les bouchées doubles.

Objectifs ambitieux


Les objectifs sont ambitieux : il faut atteindre une consommation énergétique annuelle de 50 kWh par mètre carré en 2010 pour le logement neuf et de 80 kWh par mètre carré pour le logement ancien. Ce qui implique de diviser la consommation actuelle par quatre. Avec des défis aussi titanesques à relever, le monde du génie climatique recrute déjà à tour de bras.

Problèmes de recrutement


« Nous avons un mal fou à recruter du personnel qualifié » explique Jean Rougnon, président de l'UCF. « Le déficit de main-d'oeuvre se fait sentir sur tous les plans, tant au niveau de l'encadrement, nous manquons d'ingénieurs, qu'aux niveaux des techniciens et des ouvriers », rajoute-il. La profession se développe et n'entend pas se limiter à faire de l'installation d'équipements. « Nous voulons être des entreprises de services, nous ne vendons pas un matériel mais un résultat. Le thermomètre à 20ºC est notre objectif », précise Jacques Pessieau, secrétaire général. Maintenance et aspects commerciaux, des activités qui ne font pas partie du coeur de métier du génie climatique, sont ainsi appelés à se développer. « Les entreprises sont demandeuses et les travailleurs nombreux. Manque un maillon : l'éducation nationale qui ne s'adapte pas assez vite aux mutations de l'économie. L'offre de formation est pour le moment insuffisante et ça nous bloque dans notre développement » regrette Jean Rougnon.

Opération séduction


De son côté, la profession s'attelle à se débarrasser de l'image négative appliquée à tort aux professions du bâtiment. « Les boulots physiques, ingrats, ça n'existe plus » insiste Jean Rougnon. Efforts de recrutement, opération séduction en direction des femmes trop peu présentes dans le génie climatique, l'UCF et ses adhérents veulent séduire. 
Régis Renoul - Le Télégramme