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Comment chauffer sa maison autrement ?

Article ajouté le vendredi 28 septembre 2007

Avant l'implantation d'un Espace Info Énergie, qui devrait ouvrir ses portes d'ici à la fin novembre, le « Tour de l'énergie » fait étape toute cette semaine, place Saint-Corentin, à Quimper. Le thème de cette 5 e édition étant l'isolation, l'occasion est bonne pour se renseigner sur les autres façons qu'il existe de chauffer son intérieur.

Co-organisé par le Pays de Cornouaille, l'Ademe (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie), l'Alecob (Agence Locale de l'Énergie du Centre Ouest Bretagne) et Ener'gence (équivalent Brestois de l'Alecob), ce 5 e « Tour de l'Énergie en Bretagne », innovation bretonne qui commence à faire des émules un peu partout en France, se tiendra dans quatre villes de la région (Quimper, Vannes, Saint-Brieuc et Rennes) jusqu'au 6 octobre.

« Le sentiment d'être dans l'erreur »

Dans le cadre de cette manifestation, une dizaine d'exposants se tiendront à la disposition du public jusqu'à lundi, au village situé place Saint-Corentin, à Quimper. Une dizaine de professionnels du bâtiment ayant fait le choix d'un bâti bio-climatique parmi lesquels on trouve Jean-Yves Brélivet, maître d'oeuvre implanté à Plomeur. Issu du bâtiment dit « conventionnel », il a fait le choix de se lancer dans la construction écologique il y a une dizaine d'années. Pourquoi ? « Parce que j'avais le sentiment d'être dans l'erreur. Et du fait aussi de des allergies, à certaines peintures ou à la laine de verre, que je commençais à développer ». Très convaincu, il ne manque pas d'arguments. « Il faut savoir que des études prouvent que certains intérieurs sont plus pollués que les rues de Paris ! Notre conception du bâti est totalement à revoir. Je pense qu'il est préférable d'investir sur le long terme. Et si les manières alternatives qui existent pour isoler ou chauffer une maison individuelle impliquent un investissement de départ plus important, après une dizaine d'années, on rentre dans ses frais. Et quand on sait que le bâtiment représente 45 % de la consommation énergétique de notre pays et 25 % des émissions de CO², on se dit qu'il nous reste beaucoup de chemin à parcourir ».

Des technologies alternatives

Le grand public aura donc l'occasion d'aller à la rencontre de toutes « ces technologies alternatives » dès aujourd'hui, 10 h. Le meilleur moyen pour que le chanvre, les granules de bois ou encore la ouate de cellulose (« Des vieux Télégramme recyclés » selon Jean Jacques, spécialiste thermique, installé à Laz) n'aient plus aucun secret pour vous.

Le Télégramme