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Grand stade de Brest. Henri Pallier applaudit le privé

Article ajouté le mardi 18 septembre 2007

Henri Pallier fait sa rentrée sur le terrain politique du futur grand stade. Dans un courrier, le maire de Guipavas, où sera implanté l'équipement, se positionne, résolument, pour l'option public-privé. Une piste précisément évoquée par François Cuillandre. De là à dire qu'ils sont sur la même longueur d'onde, ce serait exagéré.

Henri Pallier fait sa rentrée sur le terrain politique du futur grand stade. Dans un courrier, le maire de Guipavas, où sera implanté l'équipement, se positionne, résolument, pour l'option public-privé. Une piste précisément évoquée par François Cuillandre. De là à dire qu'ils sont sur la même longueur d'onde, ce serait exagéré.

« Le partenariat privé-public, voire 100 % privé, me paraît incontournable », soutient Henri Pallier. Soucieux d'épargner les deniers de la collectivité, car selon lui « nous ne pouvons engager actuellement 70 M€ pour ce projet », le maire divers-droite de Guipavas loue, parallèlement, « le savoir-faire de haut niveau des grands investisseurs privés ». « Brest doit saisir cette opportunité. Comme le président du Stade brestois et ses principaux partenaires que j'ai rencontrés et qui partagent ma vision d'avenir, je répète que nous devons bâtir un ensemble multifonctionnel d'envergure, en jouant gagnant-gagnant », ajoute-t-il. « Je suis donc favorable, à 100 %, avec les dernières propositions formulées par les grands groupes économiques et financiers ». Rappelons que Vinci et la filiale immobilière du groupe Casino ont manifesté de l'intérêt pour le projet. Et le maire de Guipavas d'imaginer « l'un des plus beaux et grands stades de France, pour beaucoup moins cher, avec à la clé, grâce aux économies réalisées par BMO, la possibilité d'offrir à chaque commune de la communauté urbaine des stades en synthétique, au profit des clubs et écoles de foot ».

« 30.000 places dans 4 ans »


Tellement emballé qu'il invite les différents acteurs de ce projet « à, tout de suite, dire oui et à se réunir. Au lieu d'attendre 2016-2018, nous pourrions bénéficier d'un nouveau et beau stade dans 4 ans. Avançons tous dans le même but ». Un but dont il convient encore d'accepter le mouvement de ligne. Car le projet, soutenu par Henri Pallier, comporte quelques positions personnelles qui se démarquent résolument des esquisses du projet de BMO. Un stade de 20.000 places ? Trop petit : « J'aspire à un stade de 30.000 places, aux normes internationales et inséré dans un vaste complexe socio-économique (parc de loisirs, salles de réception, crèche d'entreprise, etc.), rattaché aux sports et aux loisirs, qui vivrait toute l'année (et pas seulement 25 fois par saison de foot), en synergie avec les investisseurs et les partenaires associés au projet ». Un stade au Froutven ? S'il ne rappelle pas son attachement pour le site de Quélarnou, le maire de Guipavas ne se prononce toujours pas en faveur du site défendu par François Cuillandre (en face d'Ikea) : « Nous devons proposer un site adapté, qui tienne compte des préoccupations légitimes des habitants et qui soit facile d'accès pour tous, tout en privilégiant la mutualisation des parkings », se contente-t-il de préciser.

Le Télégramme