Maisons individuelles. Un espoir de reprise
Article ajouté le jeudi 22 janvier 2009
Comment se porte le marché de la maison individuelle dans le Morbihan ?
Le second semestre 2008 a été une catastrophe. Les entreprises ont enregistré, durant cette période, une baisse de 50 % des prises de commande.Sur le terrain, comment cette diminution d'activité s'est-elle traduite ?
Par chance, nous avions un stock de commandes qui nous a permis de continuer à travailler. Mais aujourd'hui, il nous faut absolument reconstituer notre carnet de chantiers, si dans les mois à venir nous voulons poursuivre notre activité.Comment voyez-vous l'avenir ?
En ce début d'année, tous les paramètres semblent réunis pour une reprise progressive de la construction. Le Morbihan est et reste un département attractif. Les besoins en logements demeurent. Le prix de l'ancien commence à fléchir tout comme le foncier. Les prix des matériaux se stabilisent. Les taux bancaires baissent et redescendent sous la barre des 5 %. Et il y a les nouvelles incitations fiscales nées dans le prolongement du Grenelle de l'Environnement.Bref, si on vous comprend bien, c'est le moment de bâtir ?
Tout à fait. Encore faut-il avoir les bonnes garanties, les bonnes assurances et les bons contrats. Sur ce point, les clients doivent être très vigilants.Pouvez-vous être plus explicite ?
Il y a dans la profession des « faux constructeurs » qui, par exemple, n'offrent pas l'assurance dommages ouvrage qui pourtant est obligatoire et qui protège l'acquéreur pendant dix ans contre tous les désordres qui pourraient apparaître dans la maison et la rendre inhabitable.Aujourd'hui, qui sont vos clients ?
Il y a les primo accédants qui, après avoir tout stoppé en 2008 souhaitent réaliser, cette année, leur projet. Et il y a la clientèle aisée qui n'hésite pas à consacrer un budget minimum de 250.000 € pour avoir une belle maison. En ce début d'année, ce qui nous fait défaut, ce sont les ménages qui attendent d'avoir vendu leur maison pour pouvoir en construire une plus grande. Et ce, dans la fourchette des 150.000 à 200.000 euros. Pour contourner la difficulté, certains se lancent dans l'agrandissement de leur demeure.Propos recueillis par Yann Le Scornet - Le Télégramme
